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Quand
on demande à Josée Chenuil ce qu'elle a voulu exprimer dans un
tableau, elle fronce les sourcils, se lève, fait trois pas, souffle, et
vous jette un regard noir qui vous invite à changer immédiatement de
sujet de conversation !
Car Josée Chenuil
déteste parler d'elle, il faut donc savamment ruser pour
lui arracher quelques informations. Quant à oser pénétrer dans son atelier pour la surprendre au travail,
pinceaux à la main, quelle
audace il faudrait ! Excepté Jean-Jean son mari, tout le monde y est interdit de
séjour ! une seule personne, appareil numérique en
bandoulière, a eu le courage de s'y
risquer, et après de longues tractations, a obtenu l'autorisation de
photographier l'artiste-peintre devant son chevalet :
Sylvain, son ami d'enfance.
Et
si, relation récente en période de "mise à
l'épreuve", j'ai été miraculeusement tolérée dans l'antre de
l'artiste, c'est grâce à la complicité de ses chiens, Fish et Miro
-dit Mimi- qui m'ont offert leur amitié et ouvert les portes de la
tanière.
M.B
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